Une définition courte mais peu intuitive — et les deux premières propriétés du champ d'examen (fermé dans compact, compact dans séparé).
Le polycopié le dit sans détour : « Cette définition a beau être courte, elle n'en est pas moins la plus difficile à intégrer de ce cours ! ». Pas de panique : la difficulté n'est pas dans la preuve, elle est dans l'image mentale. Un espace compact, c'est un espace où, quand on essaie de le recouvrir par des ouverts, il y a toujours moyen de s'en sortir avec un nombre fini d'entre eux — même si on en avait pris une infinité au départ. On va donner la définition officielle (polycopié §II.3), l'écrire sous trois formes équivalentes comme demandé au champ (« définitions variantes avec les base et avec les indices l'ensemble même »), puis prouver les deux propriétés du champ : fermé dans compact est compact (Prop II.9) et compact dans séparé est fermé (Prop II.10).
1. Terminologie — recouvrement ouvert, sous-recouvrement fini
Définition (polycopié §II.3)
Soit $X$ un espace topologique.
Une famille $\mathcal{U} = \{U_i\}_{i \in I}$ d'ouverts de $X$ est un recouvrement ouvert de $X$ si $X = \bigcup_{i \in I} U_i$.
Un sous-recouvrement fini de $\mathcal{U}$ est un nombre fini d'éléments de $\mathcal{U}$ qui forment un recouvrement ouvert de $X$ — c'est-à-dire des indices $i_1, \dots, i_m \in I$ tels que $U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m} = X$.
2. Définition principale — espace compact
Définition (polycopié §II.3)
Un espace topologique $X$ est dit compact si tout recouvrement ouvert de $X$ admet un sous-recouvrement fini.
L'ordre des quantificateurs — attention !
La définition dit « pour tout recouvrement ouvert de $X$, il existe un sous-recouvrement fini ». Le sous-recouvrement dépend du recouvrement — il n'y a pas un magique « nombre fini universel » d'ouverts qui recouvrirait tout $X$. Chaque fois qu'on te donne un $\mathcal{U}$, tu dois en extraire un fini à partir de $\mathcal{U}$ lui-même.
Non-compacité — la version contraposée
Comme la compacité est un « pour tout … , il existe … », sa négation est un « il existe … , pour tout … ». Explicitement :
$X$ n'est pas compact ssi il existe un recouvrement ouvert $\mathcal{U} = \{U_i\}_{i \in I}$ de $X$ tel que pour tous $i_1, \dots, i_m \in I$ (nombre fini), on ait $U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m} \neq X$.
C'est la façon dont on prouve qu'un espace n'est pas compact : on exhibe un recouvrement « pathologique » qui n'a aucun sous-recouvrement fini.
3. Trois formes équivalentes (champ d'examen)
Le champ d'examen mentionne explicitement « définitions variantes avec les base et avec les indices l'ensemble même ». Voici les trois formes qu'il faut savoir manipuler.
Trois formulations équivalentes de la compacité
Hypothèse : $(X, \mathcal{T})$ espace topologique, $\mathcal{B}$ une base de $\mathcal{T}$.
Conclusion : Les trois énoncés suivants sont équivalents :
(Forme standard) Tout recouvrement ouvert $\{U_i\}_{i \in I}$ de $X$ (avec $U_i \in \mathcal{T}$) admet un sous-recouvrement fini.
(Forme via base) Tout recouvrement de $X$ par éléments de la base $\mathcal{B}$ admet un sous-recouvrement fini.
(Forme sous-espace — quand $Y \subseteq X$) Le sous-espace $Y$ est compact ssi pour toute famille $\{U_i\}_{i \in I}$ d'ouverts de $X$ avec $Y \subseteq \bigcup_{i \in I} U_i$, il existe $i_1, \dots, i_m \in I$ tels que $Y \subseteq U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m}$.
Chacune est utile dans un contexte différent :
Forme 1 — la définition officielle, à invoquer en général.
Forme 2 — pratique quand une base explicite est connue (boules d'un métrique, pavés d'un produit, intervalles ouverts sur $\mathbb{R}$).
Forme 3 — indispensable pour manipuler la compacité d'un sous-ensemble (pas besoin de traduire les ouverts en topologie induite).
Preuves d'équivalence — esquisses
(1) ⇔ (2).(1) ⇒ (2) : un recouvrement par éléments de $\mathcal{B}$ est a fortiori un recouvrement ouvert, donc admet un sous-recouvrement fini par (1).
(2) ⇒ (1) : soit $\{U_i\}_{i \in I}$ un recouvrement ouvert. Pour chaque $i$ et chaque $x \in U_i$, choisis $B(x, i) \in \mathcal{B}$ avec $x \in B(x, i) \subseteq U_i$ (critère ponctuel des bases, Leçon 3). La famille $\{B(x, i) : i \in I, x \in U_i\}$ est un recouvrement de $X$ par éléments de $\mathcal{B}$. Par (2), il en existe un sous-recouvrement fini $B_1, \dots, B_m$, avec chaque $B_k \subseteq U_{i_k}$. Alors $U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m} \supseteq B_1 \cup \cdots \cup B_m = X$.
(1) ⇔ (3). Découle directement de la définition de la topologie induite $\mathcal{T}_Y = \{Y \cap U : U \in \mathcal{T}\}$ (Leçon 2). Un recouvrement ouvert de $Y$ (au sens de $\mathcal{T}_Y$) s'écrit $\{Y \cap U_i\}$ avec $U_i \in \mathcal{T}$, et $Y = \bigcup_i (Y \cap U_i) \iff Y \subseteq \bigcup_i U_i$. Un sous-recouvrement fini de la première famille correspond à une inclusion $Y \subseteq U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m}$. $\blacksquare$
4. Exemples et contre-exemples
Espaces compacts
Tout espace fini est compact (pour toute topologie). Cas particulier : tout ensemble muni de la topologie triviale.
Tout espace dont la topologie ne compte qu'un nombre fini d'ouverts est compact.
Tout intervalle fermé borné $[a, b] \subseteq \mathbb{R}$ est compact (résultat non trivial : preuve en Leçon 11-12).
$X = \{0\} \cup \{1/n : n \in \mathbb{N}^*\} \subseteq \mathbb{R}$ est compact (exercice classique — preuve en §7).
Espaces non compacts
$\mathbb{R}$ (topologie standard) n'est pas compact : le recouvrement $\{(n-1, n+1) : n \in \mathbb{Z}\}$ n'admet pas de sous-recouvrement fini (un nombre fini d'entre eux est borné).
Tout intervalle ouvert $(a, b)$, $(-\infty, a)$, $(a, \infty)$ n'est pas compact (homéomorphes à $\mathbb{R}$).
$(0, 1] \subseteq \mathbb{R}$ n'est pas compact : le recouvrement $\{(1/n, 1] : n \in \mathbb{N}^*\}$ (ouverts pour la topologie induite) n'admet pas de sous-recouvrement fini.
Tout ensemble infini muni de la topologie discrète n'est pas compact : $\{\{x\}\}_{x \in X}$ recouvre sans sous-recouvrement fini.
5. Preuve du champ #1 — fermé dans compact est compact
Conclusion : $Y$ est compact (pour la topologie induite).
Preuve — pas à pas
Déballer la conclusion
Par la forme sous-espace (§3, énoncé 3), il faut montrer : pour toute famille $\mathcal{U} = \{U_i\}_{i \in I}$ d'ouverts de $X$ avec $Y \subseteq \bigcup_{i \in I} U_i$, il existe $i_1, \dots, i_m \in I$ tels que $Y \subseteq U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m}$.
Fabriquer un recouvrement ouvert de $X$
Soit $\mathcal{U} = \{U_i\}_{i \in I}$ comme ci-dessus. Comme $Y$ est fermé, $X \setminus Y$ est ouvert dans $X$. On ajoute cet ouvert à la famille :
$$\mathcal{V} \;=\; \{X \setminus Y\} \cup \{U_i\}_{i \in I}.$$
C'est un recouvrement ouvert de $X$ : chaque point de $Y$ est dans un $U_i$ (par hypothèse), chaque point hors de $Y$ est dans $X \setminus Y$.
Utiliser la compacité de $X$
Comme $X$ est compact, $\mathcal{V}$ admet un sous-recouvrement fini. Explicitement, il existe $i_1, \dots, i_m \in I$ tels que
$$X \;=\; (X \setminus Y) \cup U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m}.$$
(On peut toujours supposer que $X \setminus Y$ est parmi les ouverts choisis ; sinon on l'ajoute, cela reste fini.)
Restreindre à $Y$
L'égalité ci-dessus, intersectée avec $Y$, donne $Y \subseteq U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m}$ (car $Y \cap (X \setminus Y) = \emptyset$). On a trouvé un sous-recouvrement fini de $\mathcal{U}$ recouvrant $Y$. $\blacksquare$
6. Preuve du champ #2 — compact dans séparé est fermé
Rappel du séparé (Leçon 7) : pour tous $x \neq y$ dans $X$, il existe des ouverts disjoints $U, V \subseteq X$ avec $x \in U$ et $y \in V$.
Preuve — pas à pas
Déballer la conclusion
« $Y$ fermé dans $X$ » signifie $X \setminus Y$ ouvert dans $X$, ce qui équivaut à : $X \setminus Y$ est voisinage de chacun de ses points. Fixons donc $x \in X \setminus Y$, et cherchons un ouvert $V \subseteq X$ avec $x \in V \subseteq X \setminus Y$.
Utiliser la séparation, point par point de $Y$
Pour tout $y \in Y$, on a $x \neq y$ (car $x \notin Y$). Comme $X$ est séparé, il existe des ouverts disjoints $U_y, V_y \subseteq X$ avec $y \in U_y$ et $x \in V_y$.
Utiliser la compacité de $Y$
La famille $\{U_y\}_{y \in Y}$ est un recouvrement ouvert de $Y$ (dans le sens de la forme sous-espace : chaque $U_y \in \mathcal{T}$ et $Y \subseteq \bigcup_{y \in Y} U_y$ car $y \in U_y$). Comme $Y$ est compact, il existe $y_1, \dots, y_m \in Y$ tels que
$$Y \;\subseteq\; U_{y_1} \cup \cdots \cup U_{y_m}.$$
Construire $V$ par intersection finie
Pose $V = V_{y_1} \cap \cdots \cap V_{y_m}$. C'est bien un ouvert de $X$ (intersection finie d'ouverts — axiome 3), il contient $x$ (chaque $V_{y_k}$ contient $x$).
Vérifier $V \cap Y = \emptyset$
On a
$$V \cap Y \;\subseteq\; V \cap (U_{y_1} \cup \cdots \cup U_{y_m}) \;=\; \bigcup_{k=1}^{m} (V \cap U_{y_k}) \;\subseteq\; \bigcup_{k=1}^{m} (V_{y_k} \cap U_{y_k}) \;=\; \emptyset,$$
la dernière égalité car $V_{y_k} \cap U_{y_k} = \emptyset$ par construction (séparation en étape 2). Donc $V \subseteq X \setminus Y$, et $x \in V$ : $X \setminus Y$ est bien voisinage de $x$. $\blacksquare$
L'astuce à retenir
La séparation donne des « paires d'ouverts disjoints » ponctuelles ; la compacité permet de fusionner ce fini de paires en un seul ouvert $V$ (intersection finie) qui sépare $x$ de tout $Y$ en bloc. C'est ce mariage « séparé (local) + compact (fini) » qui fait marcher la preuve — un pattern qu'on retrouvera dans le Corollaire II.12 (bij continue compact→séparé = homéo, Leçon 11).
7. À toi — le classique $\{0\} \cup \{1/n : n \in \mathbb{N}^*\}$
À prouver
Hypothèses : $X = \{0\} \cup \{1/n : n \in \mathbb{N}^*\} \subseteq \mathbb{R}$, muni de la topologie induite par $\mathbb{R}_\text{std}$.
Conclusion : $X$ est compact.
Écris la preuve avant de dérouler les indices. C'est une preuve directe qui utilise la forme sous-espace (§3, énoncé 3).
Indices progressifsIndice 1 — quel est le premier mouvement ?
Prends un recouvrement ouvert $\{U_i\}_{i \in I}$ d'ouverts de $\mathbb{R}$ avec $X \subseteq \bigcup_i U_i$. Objectif : trouver un sous-recouvrement fini. Observation : $0 \in X$, donc $0 \in U_{i_0}$ pour un certain $i_0 \in I$.
Indice 2 — que gagne-t-on avec l'ouvert $U_{i_0}$ qui contient $0$ ?
Comme $U_{i_0}$ est ouvert dans $\mathbb{R}$ et contient $0$, il existe $\varepsilon > 0$ tel que $(-\varepsilon, \varepsilon) \subseteq U_{i_0}$. Or, il existe $N \in \mathbb{N}^*$ tel que $1/n < \varepsilon$ dès que $n \geq N$. Donc $U_{i_0}$ contient tous les $1/n$ pour $n \geq N$.
Indice 3 — que reste-t-il à couvrir ?
Il reste au plus $N-1$ points de $X$ non encore couverts par $U_{i_0}$ : les $1/1, 1/2, \dots, 1/(N-1)$. Pour chacun, il existe un $U_{i_k}$ dans la famille qui le contient. On les ajoute à $U_{i_0}$ : on a un sous-recouvrement fini.
Solution complète
Preuve. Soit $\{U_i\}_{i \in I}$ une famille d'ouverts de $\mathbb{R}$ avec $X \subseteq \bigcup_{i \in I} U_i$ (forme sous-espace). On veut $i_0, i_1, \dots, i_N \in I$ tels que $X \subseteq U_{i_0} \cup U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_N}$.
Comme $0 \in X$, il existe $i_0 \in I$ avec $0 \in U_{i_0}$. Comme $U_{i_0}$ est ouvert dans $\mathbb{R}$ et contient $0$, il existe $\varepsilon > 0$ tel que $(-\varepsilon, \varepsilon) \subseteq U_{i_0}$. Choisis $N \in \mathbb{N}^*$ avec $1/N < \varepsilon$. Alors, pour tout $n \geq N$, on a $1/n < \varepsilon$, donc $1/n \in U_{i_0}$.
Il reste à recouvrir les points $1, 1/2, 1/3, \dots, 1/(N-1)$ — au plus $N-1$ points. Comme la famille recouvre $X$, il existe pour chaque $k \in \{1, \dots, N-1\}$ un indice $i_k \in I$ tel que $1/k \in U_{i_k}$.
Alors $X \subseteq U_{i_0} \cup U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_{N-1}}$, sous-recouvrement fini. Donc $X$ est compact. $\blacksquare$
Remarque. C'est le paradigme de preuve de compacité pour un espace « discret sauf en un point limite » : on utilise l'ouvert contenant le point limite pour absorber la queue infinie, il ne reste alors qu'un nombre fini de points à couvrir individuellement.
8. Quiz de rappel
Q1 — restitution complète
Énonce la définition d'un espace compact (polycopié §II.3), incluant les définitions préalables (recouvrement, sous-recouvrement fini).
Vérifier
Recouvrement ouvert. Une famille $\mathcal{U} = \{U_i\}_{i \in I}$ d'ouverts de $X$ telle que $X = \bigcup_{i \in I} U_i$. Sous-recouvrement fini. Un nombre fini d'éléments de $\mathcal{U}$ qui forment un recouvrement ouvert de $X$, i.e. des $i_1, \dots, i_m \in I$ avec $U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m} = X$. Compact. $X$ est compact si tout recouvrement ouvert de $X$ admet un sous-recouvrement fini.
Q2 — les trois variantes
Cite les trois formulations équivalentes de la compacité mentionnées au champ d'examen.
Vérifier
(1) Forme standard : tout recouvrement ouvert de $X$ admet un sous-recouvrement fini. (2) Forme via base : étant donnée une base $\mathcal{B}$ de $\mathcal{T}$, tout recouvrement de $X$ par éléments de $\mathcal{B}$ admet un sous-recouvrement fini. (3) Forme sous-espace ($Y \subseteq X$) : $Y$ compact ssi toute famille $\{U_i\}$ d'ouverts de $X$ avec $Y \subseteq \bigcup_i U_i$ admet un sous-fini avec $Y \subseteq U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m}$.
Q3 — Proposition II.9
Énonce la Prop II.9 (hypothèses + conclusion) et résume l'idée-clé de la preuve en une phrase.
Vérifier
Énoncé. Si $X$ est compact et $Y \subseteq X$ est fermé, alors $Y$ est compact. Idée. Étant donné un recouvrement de $Y$ par ouverts de $X$, on lui ajoute l'ouvert $X \setminus Y$ pour obtenir un recouvrement de $X$ entier ; la compacité de $X$ en extrait un sous-fini ; on retire $X \setminus Y$ pour retomber sur un sous-fini de la famille initiale recouvrant $Y$.
Q4 — Proposition II.10
Énonce la Prop II.10 et explique en une phrase pourquoi l'hypothèse « $X$ séparé » est indispensable.
Vérifier
Énoncé. Si $X$ est séparé et $Y \subseteq X$ est compact, alors $Y$ est fermé dans $X$. Pourquoi séparé ? La preuve repose sur le fait qu'on peut, pour chaque $y \in Y$ et un $x \in X \setminus Y$ fixé, séparer $x$ et $y$ par des ouverts disjoints $V_y, U_y$ ; sans cette propriété, on ne peut pas construire l'ouvert $V \subseteq X \setminus Y$ contenant $x$.
Q5 — négation
Écris explicitement la négation « $X$ n'est pas compact » et l'appliquer à $\mathbb{R}$ en exhibant un recouvrement pathologique.
Vérifier
Négation. Il existe un recouvrement ouvert $\{U_i\}_{i \in I}$ de $X$ tel que pour tous $i_1, \dots, i_m \in I$, $U_{i_1} \cup \cdots \cup U_{i_m} \neq X$. Pour $\mathbb{R}$. Prendre $\{(n-1, n+1) : n \in \mathbb{Z}\}$ : c'est un recouvrement ouvert (chaque réel est dans un tel intervalle), mais toute sous-famille finie a une union bornée, donc $\neq \mathbb{R}$.
9. Récap et micro-victoire
Tu tiens maintenant :
La terminologie (recouvrement ouvert, sous-recouvrement fini) et la définition officielle de la compacité.
Les trois formulations équivalentes (standard, via base, sous-espace) mentionnées au champ, avec la preuve d'équivalence.
La négation opérationnelle pour prouver qu'un espace n'est pas compact.
Deux preuves du champ d'examen prouvées mot pour mot : Prop II.9 (fermé dans compact = compact) et Prop II.10 (compact dans séparé = fermé).
Un exercice canonique résolu : $\{0\} \cup \{1/n\}$ compact — le paradigme « absorber la queue infinie par l'ouvert du point limite ».
La combinaison Prop II.9 + Prop II.10 va être invoquée constamment dans les leçons suivantes. Retiens leur direction : II.9 va de « compact » à « compact » (héritage par fermé) ; II.10 va de « compact » à « fermé » (dans un séparé). Ne les confonds pas, elles n'ont pas la même hypothèse ni la même conclusion.